Atelier shibori à Arimatsu

A la suite de l’article sur le musée du shibori à Arimatsu, voici le compte-rendu de notre atelier shibori au musée. Comme nous disposions de peu de temps (environ 1 heure), nous avions opté pour le mouchoir, mais il est possible de réaliser des objets plus grands (foulards…).

Le patron est préparé sur le tissu blanc
Le patron est préparé sur le tissu blanc
Tout d'abord on coud le fil sur les lignes de points
Tout d’abord on coud le fil sur les lignes de points
Ensuite on serre puis on entoure de façon bien serrée avec le fil
Ensuite on serre puis on entoure de façon bien serrée avec le fil

Une fois tous les nœuds réalisés, vous avez fini la première partie, et pouvez repartir, après avoir tout de même précisé la couleur de teinture souhaitée et laissé vos coordonnées.

7 à 15 jours après vous recevez chez vous votre œuvre teinte (en bleu pour nous).

Mouchoir reçu par la poste
Mouchoir reçu par la poste
Le mouchoir est teinté mais comporté toujours les noeuds
Le mouchoir est teinté mais comporté toujours les noeuds
On enlève soigneusement chaque nœud et fil
On enlève soigneusement chaque nœud et fil
Les motifs restés blancs apparaissent progressivement jusqu'à ce que le dessin complet sit visible
Les motifs restés blancs apparaissent progressivement jusqu’à ce que le dessin complet soit visible
Ne reste plus qu'à laver le mouchoir à l'eau froide et à le laisser sécher.
Ne reste plus qu’à laver le mouchoir à l’eau froide et à le laisser sécher.
Et voilà le résultat, un beau mouchoir en shibori
Et voilà le résultat, un beau mouchoir en shibori

Et bien entendu, si vous avez compris la technique, il est parfaitement possible de faire la même chose chez vous avec de la teinture textile et vos propres motifs. Ce n’est pas très difficile, mais par contre assez long, surtout pour les motifs serrés et précis, ce qui explique le prix élevé (et amplement justifié) de ces tissus.

Pour notre part, lors de l’atelier, nous avons appris 3 techniques différentes de shibori (mais il en existe beaucoup d’autres) :

  • hira-nui hikishime shibori : coudre le long d’une ligne en points réguliers et bien resserrer le fil à la fin. C’est cette technique qui a créé le dessin de la tige sur le mouchoir ;
  • ne-maki shibori : entourer un petit bout de tissu avec le fil plusieurs fois au même endroit en serrant bien. C’est cette technique qui a donné les petits cercles ;
  • tsumami maki-age shibori : cette fois on entoure le motif de l’extérieur vers l’intérieur progressivement avec le fil (cf. la 2ème photo en bleu). C’est cette technique combinée avec hira-nui hikishime shibori qui a donné les pétales des fleurs.

Un grand merci à nos hôtesses du musée du shibori pour nous avoir tout expliqué très gentiment et nous avoir enseigné les rudiments du shibori.

D’autres articles à venir plus tard sur d’autres techniques de shibori…

 

Le musée du shibori à Arimatsu

Arimatsu est une ville de la préfecture d’Aichi, à environ 25 minutes de la gare de Nagoya par la ligne Meitetsu-Nagoya en train, et elle est intéressante pour deux raisons :

1/ vous pouvez y voir de vieilles maisons traditionnelles japonaises

Rue traditionnelle à Arimatsu

Rue traditionnelle à Arimatsu

Maisons traditionnelles à Arimatsu

Maisons traditionnelles à Arimatsu

2/c’est un lieu historique du shibori depuis le 17ème siècle, et on y trouve un musée du shibori.

Musée du shibori à Arimatsu

Le musée du shibori à Arimatsu

Mais le shibori, c’est quoi ? Vous vous souvenez des motifs hippies un peu psychédéliques blancs sur fond coloré ? Et bien c’est la même chose. Il s’agit en fait de colorer des tissus après avoir fait des nœuds qui créeront des motifs en restant moins colorés ou même blancs après teinture. De nos jours on emploie de plus en plus le terme shibori, mais plus traditionnellement cette technique est appelée selon sa terminologie anglaise « tye and die », ce qui veut tout simplement dire nouer et teindre en français.

Évidemment ce n’est pas si simple, il existe une multitude de techniques permettant d’obtenir des motifs variés, que les japonais ont perfectionné de manière impressionnante. Pour plus d’efficacité, chaque artisan du shibori est d’ailleurs spécialisé dans une seule technique de nouage/motif, et c’est encore un autre artisan qui va gérer la teinture, et d’autres personnes qui vont défaire les nœuds, rincer les tissus, etc.

Une démonstration de shibori

Démonstration de shibori

Réalisation de noeuds de shibori

Les nœuds de shibori sont réalisés à une vitesse impressionnante par cette spécialiste

Le musée est composé d’une boutique où vous pouvez trouver divers produits en tissu shibori (écharpe, portes-monnaie, sacs, etc.), et à l’étage d’une exposition expliquant l’histoire du shibori et montrant divers motifs ainsi que des pièces de vêtements historiques (dont des habits de samouraï en armure). On vous y montrera également une vidéo explicative, en japonais si vous maîtrisez la langue du pays du soleil levant, ou en anglais sinon, tout est prévu !

Motifs variés de shibori

Motifs variés de shibori réalisés selon différentes techniques de nouage

Vous pouvez également réaliser votre propre création en shibori lors des ateliers proposés (attention, il faut réserver à l’avance). Testé et apprécié par nous pour vous. Mais ceci fera l’objet d’un autre article…

Si vous passez par Nagoya, Arimatsu vaut vraiment le détour, d’autant plus si vous vous intéressez aux tissus japonais. Pour plus d’informations sur le musée du shibori, vous pouvez consulter la page web du musée : http://www.shibori-kaikan.com/kaikan-e.html (en anglais ou japonais).

Ventes export ouvertes

Les ventes export sont maintenant possibles (UE ou hors UE). Nous pouvons maintenant livrer hors de France.

L’expédition standard se fait via la Poste. Si vous préférez un autre mode d’expédition (Chronopost, UPS, etc.), merci de nous contacter par mail pour que nous puissions organiser le transport.

La traduction de la boutique et du blog en anglais et allemand sont également en cours, nous espérons les mettre en ligne d’ici la fin du mois. Tout est fait maison, donc cela prend un peu de temps.

Si vous avez la moindre question, n’hésitez pas à nous envoyer un mail, nous nous ferons un plaisir de vous répondre en français, en anglais, en allemand, en espagnol ou en japonais si besoin.

Motif de tissus japonais : shippô (七宝)

Shippô qui peut se traduire par « les sept trésors » ou « les sept joyaux » est un motif géométrique assez courant sur les tissus japonais, la céramique ou même les décorations en bois.

Il se présente sous la forme de 4 ellipses formant un cercle (ou de cercles imbriqués formant des ellipses selon votre façon de voir les choses).

Motif simple de shippô

Motif simple de shippô
 

 Les cercles entrelacés représenteraient les sept joyaux du bouddhisme (or, argent, lazulite, nacre, corail, perles et cornaline). Mais ne cherchez pas la représentation des joyaux ou une quelconque répétition de 7 motifs sur les motifs shippô, il n’y en a pas… Alors d’où vient cette appellation? Selon les sources on lui trouve plusieurs origines possibles. L’un d’elle veut que les japonais en voyant pour la première fois ce motif importé d’Inde via la Chine auraient trouvé que le motif central ressemblait à une pierre précieuse (forme de diamant), d’où ce nom de 7 joyaux. Une autre interprétation voudrait que le nom shippô vienne de l’art du cloisonné(*) dans lequel ce motif aurait été beaucoup utilisé.

Ce motif serait utilisé sur les tissus depuis l’époque japonaise de Nara (an 710 à 794), peut-être même avant, et aurait connu une forte popularité à l’époque Edo, notamment sur les kimonos féminins.

Le plus vieil exemple de tissu japonais avec motif shippô est conservé dans la ville de Nara, dans le Shōsō-in, le trésor du temple Tôdaiji.

Comme beaucoup de motifs géométriques japonais, c’est un motif de tissu qui se porte en toute saison. On le trouve aujourd’hui également mélangé à divers autres motifs (fleurs ou autres), comme le motif asanoha. Il s’agit également plutôt d’un motif féminin.

Variation sur le motif shppôVariation sur le motif japonais shippô avec 8 ellipses au lieu de 4

(*) Le cloisonné est une technique de fabrication de bijoux, vases ou autres en émail entouré de bandes métalliques. Historiquement on utilisait aussi des pierres précieuses à la place de l’émail. En France les célèbres émaux de Longwy par exemple sont des émaux cloisonnés. En Chine c’est un art qui a été particulièrement développé à compter du 15ème siècle, d’où il s’est exporté notamment au Japon.

Motif de tissus japonais – Seigaiha 清海波

Le seikaiha ou seigaiha ou seigainami  (清海波), ou vagues de la mer bleue, est un motif utilisé depuis plus de mille ans sur les tissus au Japon.

Il est constitué de motifs de 4 portions de cercle superposées qui se chevauchent. Parfois confondu avec un motif d’éventail, il s’agit bien comme son nom japonais l’indique d’un motif de vagues : = bleu, = mer, = vague.

L’une des origines possible de ce motif viendrait d’un costume fabriqué pour une danse de gagaku* intitulée seigaiha que l’on retrouve dans « Le dit du Genji » (Genji Monogatari).

Sac avec motif de tissu japonais seigaihaSac avec motif de tissu japonais seigaiha

Autre variation sur le motif japonais seigaiha

Autre variation sur le motif seigaiha

On en trouve aujourd’hui des variations avec diverses épaisseurs de trait, couleurs. On le trouve beaucoup en rouge par exemple, voire en multicolore.

*Le gagaku est la musique de cour traditionnelle au Japon incluant un répertoire musical, chanté et dansé.

Salon-expo : Faites des Mères Heureuses à Strasbourg

Un rapide compte-rendu du salon-expo Fêtes des Mères Heureuses ce samedi à Strasbourg.

C’est sous le soleil radieux de Strasbourg que s’est tenu ce samedi la salon Fêtes des Mères Heureuses à Strasbourg. L’occasion pour tous de se fournir en jolis cadeaux pour nos mamans préférées dimanche prochain (ou en cadeaux pour soi-même, parce qu’après tout on n’est jamais si bien servi que par soi-même), et pour nous d’exposer une partie de nos sacs et accessoires.

La salle d'exposition avant l'ouverture

La salle d’exposition avant l’ouverture

 Un bout du stand Couleurs Japon

Un bout du stand Couleurs Japon

Un autre petit aperçu du stand

Merci à Aurélien de La sélection du puriste pour l’organisation, à Marie-Hélène de MIB’s et tous les autres exposants pour la bonne ambiance et les causeries ! Et merci évidemment à tous ceux qui sont venus nous voir sur le stand, ce fut une journée remplie d’échanges sympathiques.

Tissus japonais et petite largeur

Un point sur un aspect particulier des tissus japonais : leur largeur.

Comme vous pouvez le voir sur la boutique, contrairement à la France où le standard veut que la largeur soit plutôt de 140 cm, au Japon c’est plutôt 110 cm pour les tissus standards (coton par exemple), même si parfois on trouve également des largeurs de 90 ou 70cm.

Pour les kimonos, la largeur standard va de 36 à 42 cm, et un kimono est normalement fabriqué à partir d’un seul morceau de tissu d’environ 12 m de long (et traditionnellement entièrement cousu à la main, même si aujourd’hui on peut les coudre en partie à la machine, mais seulement en partie…). Regardez bien la façon dont est fait un kimono, vous verrez qu’il n’est constitué que de panneaux étroits de tissu.

 

Tissus japonais – Le chirimen (ちりめん)

Chirimen ((ちりめん) est le nom d’une technique de tissage inventée au 16ème siècle au Japon. C’est aussi le nom du tissu obtenu par cette technique.

Il est très reconnaissable aux petites vagues qui apparaissent dans le tissage :

Tissus chirimen rouge

chirimen04

Ces vagues sont obtenues en utilisant 2 types de fils tordus dans des sens différents pour le tissage.

Traditionnellement le chirimen est un tissu de soie, mais aujourd’hui on en fabrique également en polyester ou en viscose (aussi appelée rayonne ou soie synthétique) qui ont l’avantage de pouvoir se laver facilement contrairement à la soie. Il est peu froissable et a un aspect brillant.

Le chirimen est normalement utilisé pour confectionner des kimonos, ou alors de petits objets (portes-monnaie, accessoires pour décorer les cheveux, etc.).

chirimen pore-clés

Motifs japonais – Asanoha (麻の葉)

Asanoha (麻の葉) est un motif géométrique japonais très courant, notamment sur les tissus. Il a la forme de 6 diamants.

Comme son nom japonais l’indique (asa=chanvre, ha = feuille) il s’agit en fait de la représentation de feuilles de chanvre entrelacées, mais stylisées. En effet le coton ayant été importé assez tard au Japon, le chanvre était l’une des plantes les plus utilisées pour fabriquer des textiles jusque vers 1900.

Ce motif est devenu populaire à l’ère Edo (1603-1868) mais aurait des origines bien plus anciennes. Il était très utilisé pour les vêtements de bébés et d’enfants, le chanvre étant une plante à croissance régulière et solide, il devait leur apporter les mêmes caractéristiques

C’est un motif utilisé en toute saison (beaucoup de motifs japonais sont associés à une saison particulière), seul ou combiné avec d’autres motifs.

En voici quelques exemples sur des tissus :

asanoha

 

Salon Pop’Up à Paris 2013

Petit compte-rendu rapide de notre premier salon, Pop’Up à Paris ce samedi 4 mai 2013.

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Débarquement avec notre valise le matin vers 9h, installation du stand pour être prêts vers 11h pour les premiers visiteurs.

1m c’est très petit, pas facile de tout mettre en valeur, tous les sacs n’ont donc pas été mis sur le stand pour ne pas faire trop fouilli. Pour les prochains salons, plus de stand en dessous de 1,5m voire 2m. Le salon ne proposait pas de cloisons, d’où un côté parfois un peu marché ou brocante, il nous faudra trouver comment transporter facilement un fond de stand pour pouvoir exposer aussi des sacs différemment (difficile pour ce premier salon pour cause de venue en train, conclusion : venir en voiture, le train c’est écolo mais pas adapté…). Contrairement aux autres éditions de ce salon, pas d’animations ni de défilés, dommage, je crois que ça a manqué un peu.

Sinon de sympathiques visiteurs, d’adorables voisines de stand, de magnifiques choses à voir ou à manger même, plein d’idées d’améliorations pour les prochains salons, bref, vivement le prochain salon !

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Notre charmante voisine Pierrette présentait sa collection de bijoux en pierres fines.

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Nos très symapthiques autres voisines venues de La Rochelle, la petite et la grande Josette de Mais qui es-tu Josette, des bijoux rétro-nostalgiques.

CRPopUp03Le très original stand de Trois petits riens, un stand fait maison très original, juste en face de nous ! Une excellente idée qui mettait très bien en valeur leurs créations et leur bonne humeur. J’ai adoré l’idée.

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Les créations en verre de Juliette Leperlier. Des verres avec des pieds en culots de lampes, en petites voitures, ou l’art de conjuguer l’utile et l’original.
Pour info, l’atelier familial propose des stages près d’Evreux.

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